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Hammam de la Mosquée de Paris : Voyage aux portes de l’Orient

Faire peau neuve au hammam de la Mosquée de Paris, telles furent mon après-midi et soirée de ce samedi. Véritable petit coin de paradis, je suis allée à la Mosquée non pas pour le thé et les fabuleuses pâtisseries orientales mais pour me délasser au hammam. Je n’y étais jamais allée jusqu’à ce jour…
Lorsque tu « débarques » rue Geoffrey Saint-Hilaire (5ème), impossible de louper le magnifique minaret et dôme surplombant de la mosquée qui offrent un avant goût de douceur orientale.

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L’entrée de la mosquée donne directement sur un salon de thé en plein air. La terrasse se dessine entre les oliviers, le soleil (et oui c’était  samedi), les mosaïques, le marbre au sol et le blanc des murs qui vous transportent en orient. Dans la foule, j’entre dans le restaurant en cherchant désespérément le hammam ; ça se bouscule devant les pâtisseries, les serveurs en costume traditionnel servent le thé… je finis par trouver l’entrée réservée aux femmes.

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Une porte « dérobée » donne un accès direct à la salle des massages, vous vous adressez à l’accueil qui vous fournit tout ce que vous avez commandé. En ce qui me concerne c’était la totale : hammam, savon noir, gommage, massage de 30 minutes, thé, gant, peignoir et serviette de bain ce qui m’a valu un encombrement monstre pour aller aux vestiaires.
Chacun sait que la mosquée est un lieu de culte mais collectif, d’échanges sociaux et de rencontres ; le hammam joue un rôle clef dans cette dynamique, les femmes (toutes catégories socioprofessionnelles confondues) se mélangent.
Revenons aux vestiaires, ils sont assez étroits et les cabines pour se déshabiller absentes me semble-t-il. Pas grave, on est pas là pour faire des chichis, la plupart des femmes que je croise sont seins nus  et se promènent sans complexe aucun. Je me mets donc en maillot de bain (j’étais seule donc un peu coincée pour le topless), je prends un livre, mon gant et tout le tralala.

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Sans trop comprendre l’agencement des salles, je me laisse guider par les mouvements des femmes pour finalement découvrir les douches et tables de gommage ; au fond le hammam proprement dit. Une salle carrée construite autour d’une dalle en marre et mosaïques laisse la possibilité de s’installer un peu n’importe où ; la chaleur est au rendez-vous, la vapeur envahit la pièce. Les femmes de tout âge discutent, se reposent ou méditent… J’ai déposé mon peignoir, pris une douche et me suis badigeonnée le corps de savon noir (Attention, tout le corps sauf le visage !) pour transpirer comme il se doit. J’ai profité d’une heure dans la vapeur avant de me rincer et de passer sous les mains des « gommeuses ». Tu attends avec un ticket (c’est un peu bizarre ça je vous l’accorde) ; quand vient ton tour tu t’allonges sur une table en plastique surélevée et la femme te passe le gant d’une manière très énergique sur le corps. En 2 minutes chrono, le corps est débarrassé des peaux mortes (burk burk), la gommeuse passe le jet d’eau sur la table et laisse place libre aux autres. Après cette friction « dopante », je suis retournée dans la vapeur et plus exactement dans la salle du fond. Une salle surchauffée mais finalement refroidie d’un bassin rond rempli d’eau froide. Raffermissant et soulageant, j’ai laissé tremper mes « gambettes » puis tout le corps dans ce froid glacial. Où qu’elles soient dans le hammam, les femmes se frottent le corps seules ou entre elles. L’ambiance est chaleureuse et sensuelle, les gestes sont souples et doux laissant transparaître une certaine ambiguïté.
Après un petit moment passé à re-transpirer et quelques paragraphes de mon livre, je me décide à retourner dans la salle dédiée aux massages (ci-dessus). Je m’inscris sur une liste de passage ; on est samedi, il y a beaucoup de demandes. Je mets mon peignoir et m’installe sur un des lits, thé à la menthe et livre à la main. Je suis sur une autre planète, il est déjà 19h30 je plane complètement. Le hammam se vide petit à petit et c’est déjà mon tour. Je m’installe pour une demi-heure de bonheur… La masseuse te recouvre d’huile (ça sent bon !), te palpe pour sentir les tensions. Pour ma part, tout s’accumule dans le coup et les trapèzes ; elle l’a compris et m’a débloquer d’abord énergiquement puis plus agréablement.

Il est déjà l’heure, c’était trop bon…

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Toute légère, je retourne aux vestiaires pour me changer avant le dîner. Dans la formule choisie, le couscous est compris. Le restaurant est superbe, mobilier en fer forgé, photophores, tables à thé ; ça sent l’orient, on s’y croirait presque… Je vous passe les délices du couscous agneau et des pâtisseries. Moi qui ne mange jamais de dessert et encore moins de gâteaux ; je me suis laissée tenter par un petit makroud (Coucou à Mamie Cilou !). Un véritable havre de saveurs et de paix qui déploie son savoir faire dans un  cadre privilégié. Seul hic de l’expérience ?
Le hammam n’est pas toujours très propre malgré les jets d’eau qui rincent partiellement la saleté. Les cheveux, peaux mortes rebutent jusqu’au moment où tu te dis que c’est du collectif, qu’il y règne un partage presque spirituel et qu’il faut profiter pleinement de cette détente. Ma peau est purifiée, souple et douce, à refaire dans les mois qui viennent !
Pour plus d’infos sur la mosquée et les tarifs du hammam c’est là julie_navarro_3



2 réponses à “Hammam de la Mosquée de Paris : Voyage aux portes de l’Orient”

  1. youpi un nouveau blog!

  2. [...] entretenu et propre comparé aux cheveux et autres peaux mortes qui me chatouillaient (burk) à la Mosquée de Paris. En transe, certains y passent des heures et semblent presque entrer en contact avec leurs [...]

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