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Pub VW Tiguan : Pour les accros de la ville qui demandent la permission à la nature

La pub est esthétique pour le coup : un peu de verdure dans ce monde de brutes !

Un homme  BCBG est au volant de son bolide ; il roule dans la jungle… quoi de plus logique ?
Cette campagne ne répond que très peu aux attentes des consommateurs et tendances qui placent le développement durable au cœur des préoccupations. Alors pourquoi ? Essayons de la décrypter sans prétention.

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Revenons à notre petit film : l’homme roule à vive allure et s’arrête au pieds un perroquet rouge (ara probablement). Nous comprenons que la dominante rouge signifie le feu rouge présent exclusivement en ville ; l’homme « accro à la ville » s’arrête en attendant patiemment que l’oiseau se retourne laissant deviné ses plumes vertes. Feu vert pour Monsieur qui peut maintenant poursuivre son chemin. Joliment pensé de prime à bord.
Beaucoup trop d’éléments contradictoires à mon goût :
1) L’homme est conciliant (montré en tant que tel) en demandant dans une certaine mesure un laisser passer, la permission à la nature. Le perroquet, d’ailleurs seul animal présent dans l’annonce est l’allégorie parfaite de la nature. Waouw l’homme respectueux de la nature !
2) Revenons à notre perroquet : la nature perd tous les jours ses espèces et ici la seule (dans sa définition propre) représentation de la faune est incarnée par un perroquet… dans cette optique, l’homme paraît surpuissant et impatient devant le seul animal présent sur ses pas.
J’en discuterais des heures et de manière plus virulente ; néanmoins, le temps ne m’en permets pas et je préfère laisser un message synthétique.
Ne perdons jamais de vue que les conséquences de toute cette pollution générée par la race humaine sur une nature asservie, menacée sont peu prises en compte. Je reste persuadée que certains publicitaires devraient se passer de la vague « développement durable ».
On dit souvent qu’il ne faut pas détruire (la pub) sans reconstruire ; j’en suis désolée d’avance mais  je n’ai pas  de solutions. C’est un problème bien plus profond, politique, sociétal, qui n’a toujours pas trouvé d’issue à grande échelle.

La nature se retourne et se retournera contre nous au même titre que le perroquet tourne le dos au conducteur…



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